Sincèrement …

Oui, c’est bien le bon titre : “D’âmes et de pierre” pour cette sublime évocation.

Ce film, un peu comme un roman champêtre, tout en douceur et en délicatesse, sans pourtant négliger les rudesses de la vie. Je pensais à G. Sand, disant que pour découvrir le pays et ses habitants, il fallait écarter les feuilles en cheminant dans les sentes. C’est l’impression que ce film donnait. Rien de démonstratif, tout en pudeur et discrétion. Peu de mots, mais pesés, pensés.

Très pénétrante cette juxtaposition de l’ancien et du moderne, incessant va-et-vient : les gares, les trains, les manèges, le dépôt de gerbes, les fanfares contemporaines…, les autres musiques, passant par la vielle, scandant à propos l’évocation d’une période ou d’un atmosphère.

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Et puis la nature, notre nature berrichonne, égale à elle-même, impassible aux changements d’époques et de sociétés… De beaux tableaux de champs, des arbres, des vaches… (rouges ? Pas blanches ?).

Les monuments aux morts aussi, leur façon de les faire découvrir.

Le traitement des archives qui devenaient vivantes, contemporaines sous nos yeux. Pas trop, mais juste ce qu’il fallait comme commentaire éclairant.
Ces vieux films sont très émouvants (…)

Tout cela pour ancrer l’œuvre d’E. Nivet, pas seulement dans sa province, mais en quelque sorte dans l’éternité, celle du terroir, celle de la mémoire des hommes, qui se transmettent l’essence de ce travail artistique ; un message vers les générations futures. Et c’est bien notre devoir que de le faire ! Cette scène avec les enfants et le berger…

J’ai appris beaucoup de choses, découvert des monuments, pourtant non loin de moi ! Cette pleureuse dans cette petite ville de l’Indre… , originale et touchante.

Quelle chance avons-nous d’avoir ce goût pour ces atmosphères qui relient les êtres sur le long fil du temps.

Marie-Reine R.

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